Ecosse [J-11]

Ecosse [J-11]

[J-11]    24.05.19

Je plis bagage ce matin pour me rendre à Blair Castel. Ce weekend a lieux ici une compétition de Highland Games. Voilà pourquoi j’attends et je profite sans trop bouger depuis quelques jours.

Voilà trente minutes que j’attends le pouce levé. Une voiture s’arrête : surprise !!! [HEY GAËLLE, JE L’AI FAIT !!!!] Je me retrouve côté passager bien sûr, mais avec des pédales aux pieds ! Une voiture d’auto-école ! Bon, ma conductrice n’est pas l’élève mais bien la monitrice… AHAH. Quelle chance j’ai là. Elle me dépose juste aux portes du camping où je décide d’y poser ma tente pour les trois prochaines nuits.

Je saurais le soir, que j’ai laissé un petit cadeau (involontairement) à cette charmante conductrice, ma gourde est tombée à l’arrière de la voiture ! J’espère qu’elle l’a trouvé… J’ai maintenant, tout mon temps pour profiter des Jeux. Avant cela, je commence à repérer les alentours. Au lieu de visiter le château (qui m’a l’air d’une splendeur…) je me mets à parcourir les sentiers de randonnées, appareil photo à la main. Je choisi une rando un peu au hasard parmi les autres. C’est parti !

Quel bien fou de se trouver au milieu d’une forêt. Seule sur le chemin. Le chant des oiseaux pour m’accompagner. Ma rêverie pour me guider. J’enchaine les kilomètres sans m’en rendre compte.  Je me suis mise dans ma tête. A penser. Je souris bêtement à la nature. Libre. Une sensation de légèreté me prend. Les moutons lèvent la tête à mon passage. Le ciel est en partie dégagé. La lumière est claire. Les pâturages sont bien verts. La rivière s’écoule à nouveau près de moi. Je ne devrais pas tarder à la rejoindre. Parmi tout ça, ce sont les bruissements des feuilles, toutes proches, qui attirent mon attention.  Le bruit le moins perceptible et pourtant, je me retourne. Une fraction de seconde seulement. Le temps de voir ce magnifique chevreuil se sauver dans les buissons. J’écoute, aux aguets, le moindre signal. Peut-être n’est-il pas seul. Au son de ses pas, je sais qu’il n’est pas allé bien loin. J’avance prudemment sur le sentier gravillonné.

Je ne voudrais pas l’effrayer.

Quelques mètres suffisent pour que je l’aperçoive de nouveau. Je le regarde. L’observe. J’admire cette beauté que m’offre la nature. Il frotte sa tête et son corps contre les arbres. Il me voit. Il se tient, le buste droit, à une cinquantaine de mètres de moi. Je ne bouge plus, immobile. J’ai l’impression que le temps s’arrête, qu’il est en suspens. Ses bois sont magnifiques. Il repart tranquillement quelques mètres plus loin, sans réellement se soucier de moi. Mes pas sont légers et ne font plus crisser les graviers. Je le cherche entre les arbres. Il est là. Il parade presque devant moi, à faire le beau. Il se montre, fièrement. J’aurais aimé pouvoir t’immortaliser ce moment. Te le montrer. Mais un cliché est souvent dépourvu de sentiments. Il ne représente que difficilement la magie du moment. Nous savons, lui et moi, qu’il est l’heure. L’heure pour chacun de nous de reprendre notre route.

Je rentre au campement les yeux tout étoilés. Voilà de nouveau la rivière qui se met à gronder. Les rapides marquent la fin de cette balade. Je me retourne une dernière fois, pour ne pas oublier.

Je prends alors l’ordi pour te montrer alors les premières photos du voyage. C’est tellement rie comparer à tout ce que j’ai pu prendre, voir et vivre…

 

 

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