Un mois sur le sol australien…

Un mois sur le sol australien…

Voilà maintenant un mois que je suis sur le territoire australien, et après 4.974 km déjà parcourus, il est temps de faire un premier point sur le voyage.

4 semaines, 4 coups durs…

 

Le voyage n’est pas forcément celui auquel je m’attendais. On pense tous aux beaux jours. Au soleil. A flâner dans des décors de rêve… Je pensais pouvoir aller ici et là, où je le voulais, quand je le voulais. On pense toujours que les péripéties c’est pour les autres. Qu’il ne faudrait tout de même pas avoir de chance pour qu’en seulement 4 mois, il se passe que des malheurs… C’est dès le second jour que je comprends que tous n’est pas rose. Après une grosse journée de balade en bord de mer, avec un soleil dont je n’avais plus l’habitude que je fais un malaise dans le tram. Rien de bien grave, si ce n’est que j’ai seulement besoin de sucre 😉 . Ceci me laissera tout de même une cicatrice sous le menton, un souvenir à vie de l’Australie !

J’ai ensuite la surprise du mauvais temps… L’hiver s’installe plus vite que prévu… Donc même à des milliers de kilomètre, je retrouve ma Bretagne natale ! Hey, oh ! Je ne suis pas venue en Australie pour me sentir en Bretagne ! D’autant plus que mon premier helpx n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Je me suis retrouvée larguée avec une chinoise et une américaine, sans même savoir et surtout comprendre ce qu’on attendait de moi. Je n’avais aucune idée du travail qui m’attendait. La seule envie qui me venait était de devenir sourde… Pour apprécier son voyage, il faut le créer pour s’y sentir bien. Je décide donc d’aller « vers le beau temps ». Pour ça, il me faut une voiture !!!

 

Woupiii ! J’en trouve une, top, je l’achète et me voilà libre comme l’air sur les routes Australienne. Après quelques heures / jours parcourus, les chaleurs remontent…

Et je roule, roule, roule… Jusqu’au moment où… De la jolie petite fumée toute blanche jaillit du capot ! Catastrophe… Me voilà complètement paniquée ! Je check le garage le plus proche… OUF, seulement 6 km… Et ce n’est pas une bonne nouvelle qui m’attend évidement… Le moteur est à changer entièrement… Et si les voitures ne coûtent pas chère ici, les réparations valent le prix de la voiture !

So… Deuxième coup dure, j’abandonne ma voiture au garage… Au beau milieu de nulle part… La moitié de mon budget vient de partir en fumée. C’est l’effondrement total… Et quand tu te trouves à l’autre bout du monde, il y a deux solutions : soit de prendre le premier billet retour, soit d’avancer malgré la claque. Après discussion, je m’organise pour poursuivre mon chemin avec les personnes rencontrées la veille.

Et c’est repartit ! La route se poursuit… Et on roule, roule, roule…

 

Mais après plusieurs (des milliers !) de km parcourus et presque 15 jours de cohabitation à 5, dans une voiture et un van. Les tensions commencent à se faire ressentir. Entre les moqueries par rapport à mon anglais (qui est vraiment très approximatif) et les envies de séparations, rien n’est facile. Mais le fait que l’on se moque de mon anglais m’a beaucoup blessée. Je faisais énormément d’effort pour parler et ne pas utiliser que le français. Mon intégrité en a pris un coup. Il a, une fois encore, fallut passer quelques jours et que je rencontre une australienne qui me dira que mon anglais est « parfait » pour me redonner confiance.

La confiance en soi, parlons-en… Moi qui en manquais beaucoup en France, ici j’ai réussi à l’apprivoiser. Mon côté sociable n’a pas changé, et c’est un énorme avantage ici. Il m’ait facile d’aller vers les autres. Mon anglais progresse bien, mais pas assez rapidement pour moi. Je vois qu’il ne me reste plus que 2.5 mois ici seulement ! Ok, on dit qu’il ne faut tout simplement pas s’entourer de Français. Je l’ai dit aussi. Mais ce n’est pas toujours évident… Des français ? Il y en a partout ici ahah. Et je voyage avec une française… Par ce qu’elle m’a prise sur le bord de la route au moment de laisser ma voiture. Par ce qu’on avait prévu de faire le même chemin. Par qu’on s’entend bien. Par ce que l’essence coûte moins chère si on la divise par 2 😉

 

Et après m’être remise plusieurs fois en questions, je vois enfin comment poursuivre mon voyage… Tout ça, sera raconté plus tard ! Il ne faut tout simplement pas baisser les bras, s’écouter soi-même, et aller là où il nous est important d’être. Et surtout, ne pas avoir peur de se tromper, car les erreurs font aussi partit du voyage. Par exemple, moi je n’achèterai plus de voiture ahah.

 

 

 

 

L’Australie en elle même ? Je pense que les photos parlent très bien… Tout est “safe” ici. Tu peux laisser ton portable à charger dans les sanitaires du camping, ou bien ne pas fermer ta voiture… Il n’y a pas de risque de vol ou autre. Tout est très propre aussi. Vivant dans une voiture depuis 3 semaines, j’utilise que des douches et toilettes publics. Jamais rien à redire ! Hormis quelques douches qui manquaient un peu d’eau chaude peut-être 😉

Les australiens sont très “friendly” et adorent discuter et rencontrer des étrangers. Quelques uns parlent quelques mots français. Ils ont évidemment un accent anglais très difficile à comprendre, je dois utiliser le fameux “sorry, I don’t understand” je ne sais combien de fois par jour, mais à chaque fois, c’est pour qu’on nous réexplique, sans aucune gène.

Tout peu être vraiment facile ici, il faut seulement s’en donner les moyens, et aller au-delà des facilités…

5 Replies to “Un mois sur le sol australien…”

  1. J’étais loin de penser que tu manquais de confiance quand je te voyais encadrer au club !!!
    Mais bon, content de voir que tu ne baisses pas les bras, ne prends que le positif de tes expériences bonnes ou mauvaises, et continue ta route ! t’es une super nana et une battante ! YES OR NO ???!!! 😛

  2. Coucou Émel 😊

    Wouha c’est très beau tout ça 😊
    Ne lâche rien , tu es une Wineuse 😉😊
    La vie nous apprends les bonnes choses et les moins bonnes … C’est ce qui fait ta force 😊

    Alors fonce et vie ton périple à fond 😊

    Gros Bisou d’ici où le soleil est avec nous cette semaine 😀

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